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      Cliquez ici pour plus d'informations sur l'auteur et ses livres       Le Popol Vuh
est « la Bible »
des Anciens
Mayas-Quichés.

Comme d'autres Bibles,
il décrit la création,
les catastrophes, et
la renaissance du Monde

Le Popol Vuh est le Livre Sacré des Anciens Mayas-Quichés. Comme la Bible (ou la Torah), ce Livre Sacré décrit la création du Monde. Comme l'Ancien Testament, il parle d'un Paradis Perdu et de la Connaissance dont l'humanité fut exclue. Il fait aussi, comme la Bible (ou la Torah), un récit très précis d'une grande catastrophe, analogue au Déluge, et qui serait survenue sur la Terre à l'époque des anciens Mayas. Enfin, comme le Livre des Morts et les Textes des Pyramides de l'Egypte antique, il explique la réincarnation des morts en étoiles.

Le Popol Vuh est un document très important tant sur le plan historique, que littéraire et religieux. Il peut être considéré comme la Bible du peuple Maya-Quiché, un groupe ethnique comprenant le Guatemala, le Mexique méridional, et le Yucatan. Avant Christophe Colomb, ce peuple fut parmi les plus civilisés du Nouveau Monde. Le Popol Vuh serait donc une véritable bouée jetée dans la mer de l'Histoire par un érudit inconnu, au moment de la Conquête Espagnole qui a systématiquement détruit tous les documents de ce peuple au 16ème siècle.

Comparaison de deux récits antiques de la Création du Monde

Comme la Torah (ou la Bible issue de la Torah), le Popol Vuh raconte la création du Monde. Les deux récits, comparés ci-dessous, font une description étrangement semblable de la « formation » de la Terre, mais celle du Popol Vuh paraît plus poétique que celle de la Torah. Dans les deux cas, les textes parlent d'un « groupe de Créateurs » et non d'un Créateur unique: ce sont les Élohîms dans la Torah, et le Créateur, le Fabricant, Tepeu, Gucumatz, les Grands Ancêtres dans le Popol Vuh.

POPOL VUH
(Livre Sacré des Anciens Mayas-Quichés)
TORAH
(Genèse, Traduction littérale)

L1:C1:P1 - Voici le récit du moment où tout était en suspens, tout n'était que calme et silence; tout était immobile, tout était tranquille et l'immensité du ciel était vide.

L1:C1:P3 - La surface du sol n'était pas apparue. Il n'y avait que la mer calme et l'immensité du ciel.

L1:C1:P6 - Seuls le Créateur, le Fabricant, Tepeu, Gucumatz, les Grands Ancêtres étaient dans les eaux, entourés de lumière. Ils étaient cachés dans le vert et le bleu... Ils étaient par nature de grands sages et de grands penseurs. Ils étaient le Coeur du Paradis.

L1:C1:P8 - Tandis qu'ils méditaient, il leur parut évident que, lorsque le jour poindrait, l'homme devrait apparaître. Alors ils planifièrent la création, la croissance des arbres et des fourrés, l'apparition de la vie, et la création de l'homme. Tout ceci fut arrangé au milieu des ténèbres et de la nuit par le Coeur du Paradis dont le nom est « Huracán » (ouragan).

L1:C1:P9 - Le premier s'appelait Caculhá-Huracán (éclair qui annonce l'ouragan). Le second s'appelait Chipi-Caculhá (lueur de l'éclair). Le troisième s'appelait Raxa-Caculhá (rayon qui blesse). Cette trinité constituait le Coeur du Paradis.

L1:C1:P10 - C'est ainsi que Tepeu et Gucumatz se réunirent et discutèrent de la vie et de la lumière, de ce qu'ils devaient faire pour qu'il y ait de la lumière et que l'aube paraisse, de ce qu'il fallait faire pour leur assurer nourriture et subsistance.

L1:C1:P11 - Ainsi fut fait. Le vide fut rempli. L'eau baissa et se retira, le sol apparut et devint ferme. Et ils parlèrent ainsi : « ...que la lumière soit, que l'aube paraisse dans le ciel et sur la Terre ».

L1:C1:P14 - Comme la brume, comme un nuage, comme un nuage de poussière, ainsi était la création quand les montagnes émergèrent des eaux; et instantanément les montagnes grandirent.

L1:C2:P1 - Ensuite ils firent les petits animaux sauvages, les gardiens des bois, les esprits des montagnes, le cerf, les oiseaux, les pumas, les jaguars, les serpents, les vipères, les gardiens des fourrés.

L1:C2:P2 - Et les Grands Ancêtres demandèrent : "N'y aura t-il que le silence et le calme sous les arbres et sous les vignes ? Ce serait bien qu'ici aussi il y ait quelqu'un pour les garder.".

L1:C2:P3 - Voilà ce qu'ils disaient quand ils méditaient et parlaient entre eux. Rapidement cerfs et oiseaux furent créés. Aussitôt ils leurs donnèrent des habitats : « Toi, le cerf, tu iras dormir dans les champs au bord de la rivière, et dans les ravins. Là tu seras dans le fourré, dans le pâturage; dans les bois tu te multiplieras, tu marcheras sur quatre pattes et elles te soutiendront. Qu'il en soit ainsi ! »

L1:C2:P4 - Ensuite ils assignèrent aussi des habitats aux oiseaux grands et petits. « Vous irez vivre dans les arbres et dans les vignes. Là vous ferez vos nids; là vous vous multiplierez; là vous grandirez au milieu des branches des arbres et des vignes. » C'est ainsi que le cerf et les oiseaux l'entendirent; ils obéirent aussitôt, et tous cherchèrent leurs habitats et leurs nids.

L1:C2:P5 - La création des animaux à quatre pattes et des oiseaux étant finie, ils entendirent le Créateur, le Fabricant et les Grands Ancêtres leur dire : « Faites vous entendre, criez, gazouillez, appelez, faites vous reconnaître chacun selon votre genre, chacun selon votre espèce. »

1:1 - Un jour, les Élohîms créèrent les cieux et la Terre.

1:2 - Mais cette Terre était informe et déserte, et il y avait l'obscurité sur le lieu du chaos, et le souffle des Élohîms planait au dessus des eaux.

PREMIER JOUR.

1:3 - Alors les Élohîms dirent : Qu'il y ait la lumière! Il y eut la lumière.

1:4 - Et les Élohîms considérèrent cette lumière comme bonne et les Élohîms séparèrent ici cette lumière et ici cette obscurité.

1:5 - Et les Élohîms proclamèrent la lumière jour, et l'obscurité ils l'appelèrent nuit. Et il y eut un soir, et il y eut une aube: Jour premier.

DEUXIEME JOUR.

1:6 - Et les Élohîms dirent : Qu'une coupole soit au sein des eaux et qu'elle délimite les eaux des eaux.

1:7- Et les Élohîms établirent cette coupole qui séparerait les eaux d'en-dessous de cette coupole des eaux d'au-dessus de cette coupole. Et il en fut ainsi.

1:8 - Et les Élohîms proclamèrent cette coupole Ciel. Et il y eu un soir et il y eut une aube: Jour deuxième.

TROISIEME JOUR.

1:9 - Et les Élohîms dirent : que les eaux s'amassent en un seul endroit et qu'apparaisse le sol.

1:10 - Et les Élohîms proclamèrent le sol « Terre » et les eaux « Mer »

1:11 - Et les Élohîms dirent: que cette « Terre » produise de la verdure... Jour troisième.

QUATRIEME JOUR.

1:14 à 19 - Et les Élohîms dirent : qu'il y ait des luminaires au firmament des cieux pour séparer le jour de la nuit et qu'ils servent de signes pour les saisons, pour les jours et pour les années... Jour quatrième.

CINQUIEME JOUR.

1:20 à 23 - Et les Élohîms dirent : que les eaux grouillent d'un grouillement d'êtres vivants, et que des oiseaux volent au-dessus de la Terre contre le firmament du ciel. D'une part les animaux aquatiques, d'autre part les oiseaux. Et les Élohîms les consacrérent et les Élohîms leurs dirent: Fructifiez et multipliez vous... Jour cinquième.

SIXIEME JOUR.

1:24 - Et les Élohîms dirent : que de cette Terre provienne âme de vie selon le genre : ... , chacun selon son genre. Et il en fut ainsi.

1:26- Et les Élohîms dirent: Nous allons faire l'humanité à notre image parce que semblable à nous ; et elle prévaudra sur tous les êtres vivants.

1:27 - Et les Élohîms créérent cette humanité à leur image : à l'image des Élohîms ils la créérent : mâle et femelle ils les ont créés.

1:28 - Et les Élohîms les consacrérent et les Élohîms leurs dirent: Soyez féconds et remplissez cette Terre et dominez la, et prévalez sur le poisson vivant et l'oiseau de ces cieux et sur tous les êtres vivants qui peuplent cette Terre.

2:1 - C'est ainsi que furent achevé les cieux et cette Terre, avec toute leur ordonnance.



L1:C1:P15 - Et c'est ainsi que Gucumatz fut rempli de joie et s'exclama :
« Votre venue a été fructueuse, Coeur du Paradis; et vous, Huracán, et vous, Chipi-Caculhá, Raxa-Caculhá! ». Et ils répondirent : « Ainsi notre oeuvre, notre création sera finie... ».

L1:C1:P16 - Ainsi, au commencement, la Terre fut formée avec les montagnes et les vallées; les cours d'eau furent divisés, les ruisseaux coururent librement entre les collines, et la mer fut séparée quand les hautes montagnes apparurent.

L1:C1:P17 - C'est ainsi que la Terre fut créée, c'est ainsi que tout fut formé par le Coeur du Paradis, le Coeur de la Terre,... alors que le ciel était encore en suspens, et que la Terre émergeait des eaux.

Ainsi ils achevèrent leur ouvrage, après l'avoir pensé et médité.

L1:C1:P12 - Et ils dirent encore : « Il n'y aura ni gloire ni grandeur dans notre création et notre plan jusqu'à ce que l'humanité existe, jusqu'à ce que l'homme soit formé ».

SEPTIEME JOUR.

2:2 - Et les Élohîms conclurent au 7ème jour l'ouvrage qu'ils avaient accompli. Et ils cessèrent au 7ème jour toute l'œuvre qu'ils avaient accomplie.

2:3 - Et les Élohîms consacrèrent le 7ème jour, et le sanctifièrent car ils s'étaient arrêtés de créer.

2:4 - Tel fut le commencement des cieux et de la Terre, quand ils furent créés.

2:5 - Il ne poussait alors aucune plante des champs sur cette Terre et aucune herbe n'y germait car Yahvé, le Chef des Élohîms, n'avait pas fait pleuvoir sur cette Terre et aucun humain n'y cultivait le sol.

2:6 - Mais une vapeur émanait de la Terre et elle se répandait sur la surface du sol.

2:7 - Et Yahvé, le Chef des Élohîms, fabriqua l'humain au moyen de la poussière du sol et il lui insufla un esprit de vie et l'humain devint une âme vivante.


Le Popol Vuh fait un rapport détaillé de la façon dont notre planète a été terraformée au moment de la Création (comme aujourd'hui l'homme du 21ème siècle envisage de terraformer la planète Mars) :

« ...tout était en suspens, tout n'était que calme et silence ...Il n'y avait ni homme, ni animal; ...ni herbe, ni forêts; seul le ciel existait... ». C'est ainsi que le groupe de Créateurs découvre notre planète, « ...un jour,... sur le lieu du chaos... » nous dit la Torah.

Le groupe de Créateurs commence alors la terraformation et le Popol Vuh la décrit avec précision : « ...L'eau baissa..., le sol apparut et devint ferme... les montagnes émergèrent des eaux... et grandirent... les cours d'eau furent divisés, ...la mer fut séparée... ». Et ils parlèrent ainsi : « ...que la lumière soit, que l'aube paraisse dans le ciel et sur la Terre... », et ils dirent encore : « ...Il n'y aura ni gloire ni grandeur dans notre création et notre plan jusqu'à ce que l'humanité existe, jusqu'à ce que l'homme soit formé... ».

La Torah décrit de façon similaire cette terraformation de notre planète réalisée par un groupe de Créateurs qu'elle nomme les Elohims conduits par leur chef Yahvé.


Comparaison de deux mythes antiques du Paradis Perdu

Comme la Torah (ou la Bible issue de la Torah), le Popol Vuh parle d'un Paradis Perdu et de la Connaissance dont l'humanité fut exclue. Les deux récits, comparés ci-dessous, montrent comment les premiers hommes possédaient une Connaissance équivalente à celle du groupe de Créateurs. Le Popol Vuh explique comment ce groupe, qu'il nomme le Coeur du Paradis, décida de mettre fin à cette extraordinaire Connaissance. Avec son Arbre de la Connaissance la Torah dit la même chose et confirme cette chute et cette disgrâce des premiers hommes. Il est intéressant de noter que l'on retrouve des récits similaires dans le Mahabharata de l'Inde.

POPOL VUH
(Livre Sacré des Anciens Mayas-Quichés)
TORAH
(Genèse, Traduction littérale)

L3:C2:P1 - Voici le nom des premiers hommes qui furent créés et formés : le premier homme s'appelait Balam-Quitzé, le second Balam-Acab, le troisième Mahucutah, et le quatrième Iqui-Balam.

L3:C2:P2 - Il est dit qu'ils furent uniquement faits et formés. Ils n'étaient pas nés d'une femme, ni engendrés par le Créateur ni par le Fabricant ni par les Grands Ancêtres. Ils furent seulement créés par un prodige...

L3:C2:P3 - Ils étaient doués d'une grande intelligence; ils étaient capables de voir à distance, de voir et connaître tout ce qui existe dans l'univers. A tout moment, ils pouvaient tout savoir et tout voir sur la voûte céleste et sur la face ronde de la Terre. Ils pouvaient voir au loin toutes les choses cachées, sans avoir à se déplacer; et de là où ils se trouvaient, ils pouvaient voir le monde dans sa totalité.

L3:C2:P4 - Grande était leur Sagesse; leur regard portait jusqu'aux forêts, aux rochers, aux lacs, aux mers, aux montagnes, et aux vallées. En vérité, c'étaient des hommes admirables,... C'est alors que le Créateur et le Fabricant leur demandèrent : « Que pensez vous de votre condition ? Ne voyez vous pas ? N'entendez vous pas ? Vos façons de parler et de marcher ne sont-elles pas agréables ? Alors regardez ! Contemplez le monde, voyez apparaître les montagnes et les vallées ! Essayez donc de regarder réellement ! »...

L3:C2:P5 - Et aussitôt ces quatre premiers hommes commencèrent à regarder tout ce qui se trouvait dans le monde. Alors ils remercièrent le Créateur et le Fabricant : « Nous vous remercions deux fois, trois fois ! Nous avons été créés, vous nous avez donné une bouche et une figure, nous parlons, nous entendons, nous pensons, et nous marchons; nous nous sentons parfaitement bien, et nous voyons ce qui est au loin et ce qui est proche. Nous voyons aussi ce qui est grand et ce qui est petit dans le ciel et sur la Terre. Nous vous remercions de nous avoir créés... »

L3:C2:P6 - Ils pouvaient tout savoir, et ils scrutaient les quatre coins, les quatre points de la coupole du ciel et la face ronde de la Terre. Mais le Créateur et le Fabricant n'apprécièrent pas cela. « Il n'est pas bon que nos créatures possèdent tous ces savoirs, les grands et les petits,... » dirent-ils. Alors les Grands Ancêtres tinrent à nouveau conseil: « Qu'allons nous faire d'eux maintenant ? Il serait plus prudent que leur vue n'atteigne que ce qui est proche et qu'ils ne voient plus qu'une petite partie de la face de la Terre ! Ce qu'ils disent est dangereux. Ne sont-ils pas par nature de simples créatures nées par hasard de notre grand dessein ? Doivent-ils, eux aussi, être des dieux ? »

L3:C2:P7 - « ... ce que nous voyons n'est pas bon. Finiront-ils par devenir aussi nos égaux, nous leurs Créateurs, qui pouvons voir au loin, qui savons tout et qui voyons tout ? ». Ainsi parlèrent le Coeur du Paradis, Huracán, Chipi-Caculhá, Raxa-Caculhá, Tepeu, Gucumatz, les Grands Ancêtres, Xpiyacoc, Xmucané, le Créateur et le Fabricant. Ainsi ils parlèrent, et immédiatement ils changèrent la nature de leurs créatures.

L3:C2:P8 - Alors le Coeur du Paradis leur souffla un brouillard dans les yeux, ce qui troubla leur vue comme la buée sur un miroir. Leurs yeux furent voilés et ils ne purent plus voir que ce qui était proche, seulement ce qui était clair pour eux. Ainsi furent supprimées la Sagesse et toute la Connaissance de ces quatre premiers hommes,...


2:7 - Et le Chef des Élohîms fabriqua l'humain au moyen de la poussière du sol et il lui insufla un esprit de vie et l'humain devint une âme vivante.

2:8 - Et Yahvé, le Chef des Élohîms, planta vers l'orient un jardin dans une plaine, et il y plaça l'humanité qu'il avait fabriquée.

2:9 - Et Yahvé, le Chef des Élohîms, fit sortir du sol tous les arbres agréables à la vue et bon à manger. Et au milieu du jardin, l'Arbre de Vie et l'Arbre de la Connaissance du bon et du mauvais.

2:10 - Un fleuve sortait du jardin d'Éden pour arroser le jardin et de là il se divisait pour former 4 autres fleuves.

2:11 - Le premier fleuve s'appelle le Pishôn; il contourne tout le pays de Havila, où il y a l'or;

2:12 - l'or de ce pays est pur et là se trouve le bdellium et la pierre de cornaline.

2:13 - Le deuxième fleuve s'appelle le Gihôn; il contourne tout le pays de Kush.

2:14 - Le troisième fleuve s'appelle le Tigre; il coule à l'orient d'Assur. Le quatrième fleuve est l'Euphrate.

2:15 - Le Chef des Élohîms prit l'humain et l'installa dans le jardin d'Éden pour le cultiver et pour le garder.

2:16 - Puis le Chef des Élohîms donna un ordre à l'humain, en disant: «, De tout arbre du jardin tu pourras manger.

2:17 - Mais de l'Arbre de la Connaissance du bon et du mauvais tu n'en mangeras pas, car du jour où tu en mangerais, tu mourrais. »

2:18 - Yahvé, le Chef des Élohîms dit: « il n'est pas bon que l'humain soit seul. Il faut que je lui fasse une aide qui lui soit assortie ». Yahvé, le Chef des Élohîms modela encore de la poussière du sol toutes les bêtes sauvages et tous les oiseaux du ciel, et il les amena à l'homme pour voir comment celui-ci les appelerait: chacun devait porter le nom que l'homme lui aurait donné.

2:22 - Puis Yahvé, le Chef des Élohîms façonna une femme et l'amena à l'homme...

3:4 - Le serpent dit « vous n'en mourrez pas, mais les Élohîms savent que, le jour où vous en mangerez, vos yeux se dessilleront et vous serez comme des dieux qui connaissent le bien et le mal. »

3:6 - La femme vit que l'Arbre était bon à manger et qu'il était agréable aux yeux et que l'Arbre était plaisant à contempler et qu'il était désirable pour acquérir la Connaissance. Elle prit de son fruit et en mangea, elle en donna aussi à son mari qui était avec elle et il en mangea.

3:7 - Alors se dessillèrent leurs yeux à tous les deux, et ils surent qu'ils étaient nus...

3:21 - Yahvé, le Chef des Élohîms fabriqua pour l'homme et la femme des « tuniques d'or » et les en vêtit.

3:22 - Alors le Chef des Élohîms dit: « voici que l'humain est devenu comme l'un de nous, grâce à la Science du bien et du mal ! Maintenant il faut éviter qu'il étende la main, prenne aussi de l'Arbre de la Connaissance, en mange et vive à jamais. »

3:24 - Et le Chef des Élohîms renvoya l'humain du jardin d'Éden... et il plaça à l'entrée du jardin d'Éden les chérubins et la flamme du glaive fulgurant pour garder la route qui mène à l'Arbre de la Connaissance.


La description du contenu de la Connaissance, que les premiers hommes possédaient au Paradis, est beaucoup plus précise dans le Popol Vuh que dans la Torah. Dans le Popol Vuh ces premiers hommes ont des pouvoirs et des savoirs extraordinaires :

« ...Ils étaient doués d'une grande intelligence; ils étaient capables de voir à distance, de voir et connaître tout ce qui existe dans l'univers,... Ils pouvaient voir au loin toutes les choses cachées, sans avoir à se déplacer; et de là où ils se trouvaient, ils pouvaient voir le monde dans sa totalité... Ils pouvaient tout savoir, et ils scrutaient les quatre coins, les quatre points de la coupole du ciel et la face ronde de la Terre... ».

Tous ces pouvoirs ressemblent étrangement à ceux dont dispose aujourd'hui l'homme du 21ème siècle avec toute sa technologie... D'ailleurs ceci inquiète le groupe de Créateurs qui déclare :

« ...Il n'est pas bon que nos créatures possèdent tous ces savoirs, les grands et les petits... Doivent-ils, eux aussi, être des dieux ? ... Finiront-ils par devenir aussi nos égaux, nous leurs Créateurs, qui pouvons voir au loin, qui savons tout et qui voyons tout ?  ».

Bien que plus vague quant au contenu de cette Connaissance des premiers hommes au Paradis, la Torah en explique aussi les conséquences :

« ...les Élohîms savent que, le jour où vous mangerez de l'Arbre de la Connaissance, vos yeux se dessilleront et vous serez comme des dieux... Alors se dessillèrent leurs yeux, et ils surent qu'ils étaient nus... ».

Cette nudité est-elle réelle ou symbolique ? Ne correspond t-elle pas à la prise de conscience de leur nudité intellectuelle face à l'extraordinaire Connaissance à laquelle ils ont accès par hasard ? En tous les cas, ceci inquiète aussi les Élohîms :

« ...voici que l'humain est devenu comme l'un de nous, grâce à la Science du bien et du mal ! Maintenant il faut éviter qu'il étende la main, prenne aussi de l'Arbre de la Connaissance, en mange et vive à jamais...  ».

Les premiers hommes sont donc chassés du Paradis Perdu et cette extraordinaire Connaissance leur est retirée. Mais où se trouvait donc ce Paradis Perdu ? Le Popol Vuh donne indirectement sa position qui, étrangement, semble plutôt être dans l'espace : « ...A tout moment, ils pouvaient tout savoir et tout voir sur la face ronde de la Terre ...de là où ils se trouvaient, ils pouvaient voir le monde dans sa totalité... regardez ! Contemplez le monde, voyez apparaître les montagnes et les vallées ! »

A l'inverse, la Torah donne des indications géographiques terrestres très précises : « Et Yahvé, le Chef des Élohîms, planta vers l'orient un jardin dans une plaine, et il y plaça l'humanité qu'il avait fabriquée....Un fleuve sortait du jardin d'Éden et se divisait pour former quatre bras...Le premier s'appelle le Pishôn; il contourne tout le pays de Havila, où il y a l'or;...Le deuxième s'appelle le Gihôn; il contourne tout le pays de Kush....Le troisième s'appelle le Tigre; il coule à l'orient d'Assur. Le quatrième est l'Euphrate...  » Ces indications géographiques correspondent à l'ancienne Mésopotamie, qu'on nomme aujourd'hui l'Irak.

Qu'en conclure ? Y aurait-il eu deux Paradis Perdus au moment de la terraformation de notre planète, l'un dans l'espace et l'autre au sol ?


Comparaison de deux récits antiques du Déluge

Comme la Torah (ou la Bible), le Popol Vuh fait un récit très précis d'une grande catastrophe, analogue au Déluge, et qui serait survenue sur la Terre à l'époque des anciens Mayas.

Les deux récits, comparés ci-dessous, racontent que ce Déluge fut provoqué par le groupe de Créateurs mécontents pour punir « toutes les créatures vivant sur le sol » de s'être détournées d'eux. Dans la Torah (ou la Bible), seul Noé et sa famille en réchappe avec un couple de chaque espèce d'oiseaux et d'animaux « vivant sur le sol ». C'est à partir de ces rescapés que le monde des vivants est régénéré. Dans le Popol Vuh les premiers humains sont détruits entièrement et le groupe de Créateurs recrée une nouvelle race de créatures.

Doit-on mettre cette catastrophe sur le compte des Créateurs ou est-ce autre chose ? Par exemple une catastrophe cosmique qui aurait détruit toute l'humanité originelle sauf quelques rescapés ? Les détails étranges du récit du Popol Vuh pourraient le laisser supposer. Les mythes cachent souvent des réalités historiques. Il est intéressant de noter que l'on retrouve de nombreux mythes similaires de déluge ou de grande catastrophe, en Mésopotamie, en Chine, en Terre de Feu, chez les Incas, en Afrique et chez les Indiens d'Amérique.

POPOL VUH
(Livre Sacré des Anciens Mayas-Quichés)
TORAH
(Genèse, Traduction littérale)

L1:C3-P2 - Un déluge fut provoqué par le Coeur du Paradis; une grande inondation se produisit et s'abattit sur les têtes des créatures...

L1:C3-P4 - Elles ne pensaient plus et elles ne parlaient plus à ceux qui les avaient créées, à leur Créateur, à leur Fabricant. Et c'est pour cela qu'elles furent tuées, qu'elles furent inondées. Une résine lourde tomba du ciel.

L1:C3-P5 - Ce fut pour les punir d'avoir oublié le Coeur du Paradis dont le nom est « Huracán » (ouragan)... Et, à cause de cela, la face de la Terre s'obscurcit et une pluie noire commença à tomber, jour après jour, et nuit après nuit...

L1:C4-P1 - En ces temps, des nuages et une semi-obscurité recouvrirent toute la Terre. Il n'y avait plus de soleil...

L1:C4-P2 - Le ciel et la terre existaient toujours, mais les faces du Soleil et de la Lune étaient voilées...

L1:C4-P7 - Le soleil n'apparaissait plus, ni la lune, ni les étoiles, et l'aube ne se levait plus... Et tout ceci se produisit quand vint le déluge...

L3:C5-P9 - Alors, les feux des humains s'éteignirent et ils commencèrent à mourir de froid... Ils ne pourraient supporter plus longtemps ni le froid ni la glace; ils grelotaient et leur dents claquaient, ils étaient engourdis; leurs jambes et leurs mains tremblaient...

L3:C5-P14 - Il y eut de grandes quantités de grêle, une pluie noire et du brouillard, et un froid indescriptible...

6:5 - Yahvé, le Chef des Élohîms vit que la méchanceté de l'homme était grande sur la Terre...

6:7 - Et Yahvé, le Chef des Élohîms, dit : « ...Je vais effacer de la surface du sol les hommes que j'ai créés car je me repens de les avoir faits...

6:17 - ...Je vais amener le déluge, les eaux sur la Terre, pour exterminer de dessous le ciel toute chair ayant souffle de vie...  »

7:11 - ...ce jour-là jaillirent toutes les sources du grand abîme et les écluses du ciel s'ouvrirent. La pluie tomba sur la Terre pendant quarante jours et quarante nuits...

7:17 - Il y eut le Déluge pendant quarante jours sur la Terre...

7:18 - Les eaux montèrent et grossirent beaucoup sur la Terre...

7:19 - Les eaux montèrent de plus en plus sur la Terre...

7:20 - Les eaux avaient grandi de 15 coudées de haut...

7:21 - Alors périt toute chair qui se meut sur la Terre : oiseaux, bestiaux, bêtes sauvages, tout ce qui grouille sur la Terre, et tous les hommes

7:22 - Tout ce qui avait une haleine de vie dans les narines, c'est à dire tout ce qui était sur le sol ferme, mourut

7:23 - Ainsi disparurent toutes les créatures qui étaient à la surface du sol... elles furent effacées de la Terre...

Le Popol Vuh fait une description semblable à celle du Déluge de la Bible, mais avec des détails supplémentaires étranges: « ...En ces temps, des nuages et une semi-obscurité recouvrirent toute la Terre... Les faces du Soleil et de la Lune étaient voilées... Une résine lourde tomba du ciel... la face de la Terre s'obscurcit et une pluie noire commença à tomber... Il y eut de grandes quantités de grêle, une pluie noire et du brouillard, et un froid indescriptible... ». Cette description rappelle celle de l'enfer de Dante.

D'autres écrits mayas précisent: « ...à l'époque des anciens, la Terre s'obscurcit... Le soleil était encore brillant et clair, puis, parvenu au zénith, il s'assombrit. La lumière du soleil ne revint que 26 années après la grande inondation... ».


Comparaison de deux cultes antiques de renaissance stellaire

Comme le Livre des Morts et les Textes des Pyramides de l'Egypte antique, le Popol Vuh explique la réincarnation des morts en étoiles.

Les deux cultes antiques, comparés ci-dessous, proviennent pourtant de deux continents différents, séparés l'un de l'autre par un grand océan... Ils indiquent que les défunts « sont transportés dans le ciel et deviennent des étoiles... » Dans le Popol Vuh ce sont deux héros jumeaux et leurs quatre cents compagnons. Dans les textes égyptiens, c'est le pharaon et son compagnon Hu.

POPOL VUH
(Livre Sacré des Anciens Mayas-Quichés)
EGYPTE ANTIQUE
(Livre des Morts et Textes des Pyramides)

L1:C7-P13 - C'est ainsi que leurs quatre cents compagnons furent tués, et il est dit qu'ils devinrent un groupe d'étoiles...

L2:C14-P17 - Après qu'ils eurent été tués, les deux héros jumeaux nommés Hunahpú et Xbalanqué surgirent au milieu de la lumière, et instantanément ils furent transportés dans le ciel... Alors la voûte du ciel et la face de la Terre furent illuminées. Et ils habitaient dans les cieux.

Les quatre cents garçons, qui avaient été également tués, commencèrent aussi leur ascension, et ils redevinrent les compagnons des deux héros jumeaux et furent changés en étoiles dans le ciel.

Le « Livre des Morts » apprend au défunt à surmonter les dangers et lui donne les mots de passe lui permettant d'accéder aux différentes étapes du voyage dans l'après-vie.

Quand le pharaon devient une étoile solitaire, son compagnon est Hu, un dieu égyptien primitif personnifiant l'autorité.

Dès la 3ème dynastie, s'est développée l'idée de renaissance, « d'une vie après la mort terrestre ».

Cette nouvelle espérance de vie va se prolonger dans l'esprit de chaque égyptien pour lui donner l'envie de renaître auprès de son roi dans un autre monde parmi les étoiles...

Les anciens Egyptiens avaient une conception très avancée de l'énergie dont les échanges assurent la perpétuation de la vie, qu'il s'agisse de celle des étoiles ou de celle de l'homme. Ils imaginaient que notre Terre est environnée d'un océan de vibrations où prennent forme les puissances créatrices, ils voyaient chaque être comme un faisceau d'ondes perpétuellement renouvelées et agissant entre elles.

Comme le pensait l'égyptologue français Champollion : « ... de l'ancienne Egypte surgira la révolution spirituelle qui permettra aux hommes de communiquer à nouveau avec les dieux... Il faut déchiffrer sa langue sacrée, ces paroles de création qui donnent le mode d'emploi de l'énergie céleste. Les anciens Egyptiens n'avaient pas d'autre ambition que la sagesse. L'obtenir ne résultait pas d'une croyance mais de la connaissance de l'univers... »



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Enquête sur la Création du Monde.
Notre planète aurait-elle été terraformée par des êtres inconnus venus de l'espace et du temps ?

Comme la Torah (ou la Bible chrétienne issue de la Torah), le Popol Vuh des Mayas-Quichés raconte la Création du Monde. Les deux récits font une description étrangement semblable de la « formation » de la Terre. Dans les deux cas, les textes parlent d'un « groupe de Créateurs » et non d'un Créateur unique: ce sont les Élohîms dans la Torah, et le Créateur, le Formateur, Tepeu, Gucumatz, les Grands Ancêtres dans le Popol Vuh.

Le Popol Vuh fait un rapport détaillé de la façon dont, au moment de la Création, notre planète aurait été terraformée par des êtres inconnus que l'auteur de cet essai nomme les « dieux ingénieurs ». Il est intéressant de noter à ce sujet que, depuis plusieurs décennies, des études scientifiques sont menées par des chercheurs ingénieurs en vue de « terraformer » ainsi la planète Mars.

L'auteur présente dans ce livre numérique les recherches et les différentes hypothèses faites actuellement sur ces mystères et sur des objets insolites venus de l'espace et du temps. Pour lire un extrait du livre Le Popol Vuh au format pdf, cliquez sur PDF.
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