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Un appareil photo antique ou médiéval ?
la Camera Obscura

La camera obscura était connue dans l'Antiquité 
à l'époque d'Aristote (environ  300 avant JC).  Une camera obscura est une chambre ou une boîte noire percée d'un trou sur l'une de ses parois.

La Camera Obscura, expression latine qui signifie Chambre Obscure, est l'ancêtre de l'appareil photographique moderne. Ce n'est rien d'autre qu'une chambre ou une boîte noire dans laquelle on a fait un petit trou sur l'une des parois. Si le trou est suffisamment petit, on obtient sur la paroi opposée une image renversée de la scène extérieure. C'est une expérience facile à faire chez soi dans une chambre sombre un jour de grand soleil. La lumière passant à travers le trou de la serrure projette sur le mur ou sur le sol l'image du soleil.

Le principe de la Camera Obscura était déjà connu dans l'Antiquité à l'époque d'Aristote, environ 300 ans avant JC. Au 10ème siècle une description très précise en a été donnée par le savant arabe Ibn al Haytam dans son livre Kitab al-manazir. La Camera Obscura était donc connue des érudits arabes bien avant son apparition en Occident au 12ème siècle. Le Kitab al-manazir traite abondamment de la science de l'optique. Les manuscrits d'Ibn al Haytam sont actuellement conservés dans une bibliothèque de Londres (India Office Library).


Description de la Camera Obscura

A cause de l'Inquisition, la technique de la Camera Obscura fut gardée secrète en Occident entre le 12ème et le 16ème siècle. Il semblerait que Roger Bacon, savant anglais du 13ème siècle, ait utilisé une Camera Obscura pour observer les éclipses du soleil. Mais, ce n'est que deux siècles plus tard, que l'on trouve une description de l'utilisation de la Camera Obscura dans les écrits de Leonard de Vinci. A peu près à la même époque, Daniel Barbaro, un Vénitien, recommandait l'utilisation de la Camera Obscura comme une aide à la réalisation de dessins et de perspectives.

Barbaro expliquait ainsi sa méthode: « Fermez tous les volets et toutes les portes afin que nulle lumière n'entre plus dans la chambre sauf à travers la lentille placée dans l'un des murs. Installez en face une feuille de papier sur un support et déplacez ce support d'avant en arrière jusqu'à ce que le paysage apparaisse dans ses plus petits détails. Vous voyez maintenant sur le papier le panorama entier, tel qu'il est, avec ses distances, ses couleurs, ses ombres et ses mouvements, les nuages, les eaux scintillantes, le vol des oiseaux. Après avoir fixé solidement la feuille de papier vous pouvez dessiner la scène et reproduire d'après nature ses proportions, ses nuances et ses couleurs délicates. »

Au milieu du 16ème siècle, en pleine Renaissance, une période considérée comme relativement éclairée, Giovanni Battista della Porta publia une description complète de la technique secrète de la Camera Obscura. Il construisit ensuite une vaste chambre obscure dans laquelle il fit asseoir des invités. A l'extérieur un groupe d'acteurs donnait une représentation dont les spectateurs pouvaient voir les images sur le mur de la chambre. Ces images effrayèrent tellement les spectateurs que, pris de panique, ils s'enfuirent, et que Battista fut arrêté un peu plus tard et jugé pour crime de sorcellerie.

Au 17ème et 18ème siècles, il semble que de nombreux artistes utilisèrent en secret la Camera Obscura pour dessiner avec précision des paysages, des natures mortes et des portraits. Peu, cependant, l'admirent ouvertement. Parmi ceux qui le reconnurent, on peut citer: Canaletto, Vermeer, et Joshua Reynolds.


Une Camera Obscura pour fabriquer le Suaire de Turin au Moyen-Age ?

En 1993, Nicholas Allen, un étudiant de l'université de Durban-Westville, Afrique du Sud, présenta sa thèse de doctorat en philosophie sur le sujet suivant:  «The methods and techniques employed in the manufacture of the Shroud of Turin » ( Les méthodes et techniques employées dans la fabrication du Suaire de Turin ).

Nicholas Allen partit du principe que la datation du Suaire de Turin par le carbone 14, faite en avril 1988 par trois laboratoires à Oxford, Tucson et Zurich, ne pouvait être mise en doute. La date retenue, dans une fourchette de 1260 à 1390, était aux alentours de 1350. Compte tenu des qualités photographiques extraordinaires du Suaire, il décida donc de démontrer qu'il s'agissait d'une photo médiévale réalisée à cette époque.

La Camera Obscura était un moyen tout indiqué pour produire une image de la taille de celle du Suaire de Turin. Il réalisa donc une chambre obscure de 2 mètres sur 6. Il aménagea sur l'un des murs un orifice qu'il équipa d'une lentille en quartz. Les lentilles en quartz étaient connues dans l'Antiquité et l'on en a trouvé dans les sites de l'ancienne Egypte ( The Turin Shroud and the Crystal Lens, p.26, Allen Nicholas ). Au contraire du verre, le quartz laisse passer les UV qui activent fortement les substances photosensibles et réduisent le temps d'exposition.

Il plaça à l'extérieur de sa Camera Obscura, en face de la lentille, un mannequin peint en blanc et comportant des cheveux longs et une barbe. Ce mannequin avait la taille de l'homme du Suaire et était maintenu vertical par une potence. A l'intérieur de la chambre obscure, il disposa sur un support une pièce de lin de mêmes dimensions que le Suaire de Turin (environ quatre mètres de long sur un mètre de large). La « pellicule » ainsi constituée avait été plongée au préalable dans une solution de nitrate d'argent photosensible.

Il faut savoir qu'au Moyen Age les alchimistes connaissaient les substances chimiques nécessaires à la réalisation de cette « pellicule photosensible » et à son développement. Cette connaissance leur venait des savants arabes. En effet, dès le 9ème siècle, Jabir Ibn Hayyan avait décrit la fabrication du nitrate d'argent à partir d'un « mélange d'argent et d'eau prime ». L'ammoniaque, qui constituait une excellent fixateur, était également connu des alchimistes du Moyen Age.

Nicholas Allen réalisa séparément des expositions de face et de dos et obtint deux images négatives aux endroits où la lumière du soleil réfléchie par le mannequin avait frappé le lin imprégné de nitrate d'argent. L'exposition à la lumière du soleil dura quatre jours pour chaque image. Après lavage du lin dans une solution ammoniacale, il obtint deux images d'un jaune très pâle reproduisant les caractéristiques photographiques du Suaire.

La faisabilité d'une telle photographie médiévale a donc ainsi été démontrée. Cependant, plusieurs questions restent posées: qui a réalisé cette photo, avec quels moyens financiers, dans quels buts, et qu'est devenu le corps ?

Dans le livre « Le Code Templier » de Franck Gordon, une Camera Obscura est utilisée par l'Ordre du Temple pour fabriquer le Suaire de Turin et conserver l'original. Cliquer ICI pour télécharger gratuitement un article de 15 pages expliquant cette hypothèse.



  Articles parus dans des revues

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un extrait de l'article sur 
la disparition du Mandylion 
dans le monde templier
Le Mandylion Templier
L'énigme médiévale de l'image d'Edesse serait-elle enfin résolue
par un petit calvaire breton ?

En Bretagne (France), à quelques dizaines de kilomètres de la ville de Quimper, sur les hauteurs du Menez Hom qui domine la baie de Douarnenez, François Gazay, auteur de cet article, a découvert un étrange calvaire proche d'une chapelle réputée templière.

Sur ce curieux monument une tête, présentée bizarrement dans un cadre paysager, offre de troublantes ressemblances avec la tête de l'homme du Suaire de Turin. Au Moyen Âge, cette tête était connue en Orient sous le nom de « Mandylion ».

Selon la tradition, ce Mandylion correspondrait à une relique orthodoxe datant de plus de 2000 ans, la fameuse « image d'Edesse ». Transportée à Constantinople en 944, cette mystérieuse relique aurait disparu lors du pillage de la ville en 1204 pendant la 4ème Croisade.

L'article paru dans la revue « I.N.R.I., les secrets du christianisme », correspond à une récente enquête de François Gazay sur le Suaire de Turin et sur la disparition du Mandylion dans le monde templier au Moyen Âge.

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